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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 16:24

Les dictionnaires du père Charles Bailleul, aussi connu sous le nom malien d'adoption de "Baablen", sont les dictionnaires de référence depuis plus de 30 ans pour tous ceux qui apprennent le bambara.


En effet, c'est en 1981 que Charles Bailleul publie un premier "Petit dictionnaire bambara-français, français-bambara" chez un éditeur anglais.


Une nouvelle édition, revue, corrigée et augmentée parait en 1996 aux éditions Donniya au Mali. Le dictionnaire étant désormais divisé en 2 ouvrages distincts : un dictionnaire bambara-français et un dictionnaire français-bambara.


Le dictionnaire bambara-français est réédité en 2000, puis en 2007, avec à chaque fois des modifications et des améliorations.

 

pb DICO-Bambara-Fr petit

 

Ce dictionnaire est un modèle du genre de par sa clarté, sa précision et sa facilité d'utilisation, tout en respectant les règles de l'orthographe bambara en vigueur au Mali.

Voici l'exemple d'une page :

 

pb_dicobbfr_extrait.jpg


Ce qui est très appréciable, comme le voit dans l'exemple ci-dessus, c'est que pour les mots dérivés ou composés, la frontière entre les éléments de base est indiquée par un point et la traduction de ces éléments est indiquée immédiatement en dessous entre parenthèse.

Cette précision est très utile quand on apprend le bambara, car elle permet de bien saisir comment ces mots sont formés et permet de progresser.

 

On l'aura compris, nous recommandons chaudement ce dictionnaire à tous ceux qui veulent apprendre le bambara.

Sur le site du père Charles Bailleul, bamanan.org, on trouve des indications sur les possibilités de se procurer ce dictionnaire au Mali et en France :

 



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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 14:40

Pour ceux qui résident à Paris ou en région parisienne, la meilleure manière d'apprendre le bambara est probablement de suivre les cours dispensés à l'INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales - Langues'O).

 

L'INALCO propose un cursus complet de 3 ans dans le cadre de sa licence de "Mandingue".

L'apprentissage du bambara se fait par le biais de cours de syntaxe dispensés par un linguiste, Valentin Vydrin, et par des cours de pratique orale et écrite dispensés par un enseignant de langue maternelle bambara.


Des cours d'initiation au soninké sont également proposés.

En plus des cours de langue, il est possible de suivre des cours d'histoire, de géographie, de littérature et de linguistique liés à l'Afrique.


Tous ces cours ont lieu en journée, comme dans la plupart des universités. Il n'y a pas de cours du soir.

 

Plusieurs régimes d'inscription sont possibles :

- en licence (3 ans)

- en diplômes d'établissement : chaque année permet de valider un diplôme : Certificat (1ère année), diplôme pratique (2ème année), diplôme avancé (3ème année). Pour obtenir un diplôme d'établissement il y a moins de matières de "civilisation" à valider qu'en licence.

- en auditeur libre : "Passeport Langues'O". Cette inscription est ouverte à tous sans condition de diplôme (il faut être titulaire du baccalauréat pour suivre les autres cursus). Personnellement je ne recommande pas ce type d'inscription, qui ne donne pas le statut d'étudiant et qui est plus onéreuse que les autres régimes d'inscription.

 

La description complète des formations proposées est accessible sur le site de l'Inalco :

http://www.inalco.fr/

 

En plus du bambara, l'INALCO offre la possibilité d'apprendre d'autres langues parlées en Afrique : 

- Amharique

- Berbère

- Haoussa

- Malgache

- Peul

- Swahili

- Wolof

- Yorouba

 


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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 14:20

La langue bambara est appelée bamanankan par ses locuteurs, mot formé de bamanan (« bambara ») et de kan (« langue »).


Le bambara est parlé essentiellement au Mali. C’est dans ce pays la langue maternelle la plus importante. Elle sert de langue véhiculaire entre presque tous les maliens sur la majorité du territoire et son influence tend à augmenter au détriment des autres langues.


Le bambara est la langue de Bamako, où tout le monde le parle dans toutes les situations sociales : à la maison, dans la rue, au marché, à l'école, dans les entreprises et même dans l'administration, bien que le français soit la langue officielle.

Ceux qui sont venus à Bamako parlant une autre langue du Mali (peul, soninké, songhaï, tamachek, maure, etc.) sont obligés de parler bambara et sont linguistiquement "assimilés" en une ou deux générations.


Le bambara, qui avait déjà une position hégémonique comme langue de communication depuis bien avant la colonisation, continue à étendre son influence sur l'ensemble du territoire malien.

Elle est la langue de communication de la plupart des grandes villes du Mali : Kayes, Koulikoro, Sikasso, Koutiala, Ségou, Mopti. Seules les villes du "grand nord" résistent encore : Tombouctou, Gao, Kidal.

 

Au Mali le bambara domine dans les médias comme la radio et la télévision, mais pas dans les médias écrits (presse) où le français reste prédominant malgré l'existence de deux journaux en bambara "Kibaru" et "Jɛkabaara".

 


A l'intérieur et au-delà des frontières du Mali, des populations parlent des langues très proches : le kagoro / kakolo, le khassonké / xasonka, le malinké (Mali et Guinée), le dioula (Côte d’Ivoire et Burkina-Faso) et le mandinka (Gambie et Sénégal).

Ces langues, auquel on adjoint parfois le marka-dafin parlé au Burkina-Faso, sont généralement regroupées sous l’intitulé de langues mandingues. 

Les locuteurs de ces langues se comprennent entre eux sans grandes difficultés.

On estime qu'entre 15 et 20 millions de personnes parlent ce qu'on appelle parfois "le mandingue".


Les langues mandingues font partie de la famille des langues mandées, qui sont elles-mêmes un sous-groupe de la famille des langues Niger-Congo.


Le bambara est une langue tonale, c’est-à-dire qui utilise des différences de hauteur dans la voix de manière distincte.

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